Romeu Moura
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Publié : novembre 25, 2020

Transcription

[00:00:13] Allez, on est parti pour une nouvelle soirée Flocon. Je vous remercie tous pour votre bah votre présence, votre fidélité. Je vois que vous êtes 43 pour l'instant donc c'est super. Je Ce soir, on va accueillir Roméo... ...qui va nous parler de théorie sociale de Bourdieu. Bah, je vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir un peu tout ça. Je voudrais remercier, alors, je vais partager, pardon, je vais un peu vite, partager mon écran. Voilà, Roméo qui va vous parler tout à l'heure. Euh, un petit mot de remerciement à nos je vais y arriver pardon, à notre à notre sponsor, à nos partenaires et à notre sponsor du soir, Réactiv. Voilà, un grand merci encore une fois parce que sans sans eux, ça serait pas possible de tenir une si belle conférence.
[00:01:07] Je vais Voilà, on va pouvoir du coup, euh, on va pouvoir accueillir euh Roméo s'il veut nous rejoindre.
[00:01:20] Donc, comme d'habitude, vous avez le Q&A qui sera disponible.
[00:01:26] Bonjour.
[00:01:27] Bonjour Roméo. Ouais, on t'entend.
[00:01:33] Euh, cette soirée, tu vas enfin voilà, Roméo va vous expliquer, mais ça va être assez interactif dans dans le chat, je vais vous lancer un lien et ou Roméo va vous le faire, on va voir. Non, c'est moi qui, non, c'est moi c'est bien, vas-y, vas-y.
[00:01:44] Voilà.
[00:01:46] Et euh un lien vers son Miro, il va vous expliquer tout ça. On veut la soirée super interactive. Donc n'hésitez pas à lever la main, poser des questions et euh vraiment ce soir, on fait on fait tourner le micro, voilà, c'est c'est soirée interactive. D'ailleurs,
[00:02:04] à tout moment si vous voulez être dans le dans le micro avec moi, venez. pour moi, de mon idéal, on est 46, on est 46 là connectés, on est 46 à parler en même temps, ça serait génialissime. Mais c'est en fonction de vos envies de mettre micro, vos envies de mettre euh caméra. Euh, allez tous dans le dans le Miro, tout et toutes, dans le Miro, vous allez euh, vous pouvez écrire, prendre de notes en même temps que moi, je prends de notes. Vous allez voir, je vais partager mon écran. Euh, l'idée, là c'est que au fur et à mesure que je parle, bah je vais essayer quand même de prendre euh quelques ah non, ça c'était R, R.
[00:02:43] Bah écoutez, moi en tout cas, je suis là, je vous donne les micros. Roméo, je te laisse je te laisse faire.
[00:02:49] Parfait.
[00:02:51] Et euh, bah passez une bonne soirée et puis euh, voilà, à tout à l'heure. N'oubliez pas que on peut rester après, on peut discuter, on a des tables, on a nos sponsors, on a voilà, on c'est une soirée et voilà, on s'est on se on se passe un bon moment. Allez, à toi.
[00:03:05] Mesdames et mes non-dames. On a ici pour parler de théorie sociale de Bourdieu ce soir. Et euh et du coup, euh, j'ai, je sais pas comment poser la question, euh, normalement dans un un vrai auditoire, j'ai demanderais de lever la main, mais je voudrais savoir qui aujourd'hui, qui s'y présente euh ce qu'on est déjà un peu à Bourdieu, à théorie sociale de Bourdieu, au euh le sujet que je vais parler là un peu, est-ce que il y a des gens qui sont déjà sensibles peut-être au sujet? Je regarde le chat. Et il y a des gens qui sont en train d'écrire directement dans la dans le dans le Miro. Euh, en tout cas, je sais pas plus de réponses que ça. Bon, c'est la vie. Donc, aujourd'hui au menu, ce que j'aimerais discuter avec vous. On va parler de euh OK. quelqu'un qui a sauvegarder cette OK, bon, why not? Euh, et qui va sauvegarder le Miro. Je ne sais pas quelle quelle est l'implication de ça ou pas. Est-ce que tout le monde peut se connecter toujours? Je n'ai aucune idée. On va dire, je vais faire confiance au distance au simple. Donc, euh, l'idée entière aujourd'hui au menu, on va parler de violence symbolique. On va parler de praxis et et habitus, du corporel. On va parler de capital culturel, capital social et on va parler des implications de tout ça dans l'agilité. OK? Donc, Bourdieu. Bourdieu c'est euh, c'est un sociologue français. Je vais pas entrer dans beaucoup de détails de la personne elle-même de Bourdieu, c'est pas du tout ce qui m'intéresse aujourd'hui. Euh, j'ai mon mon idée c'est comme tout sociologue, il a essayé de décrire un peu comment fonctionne la société, on va dire. Et il a créé sa théorie sociale. Et dans cette théorie sociale, il y a une infinité de petit traits, on dit ça comme ça, il y a des traits. Ah Donc, je vais décrire aujourd'hui trois de ces traits. Mais il y a une quantité quantité monstre. Est-ce que j'arrive à faire zoom out ici? Ouais, j'arrive à faire zoom out ici. Parfait. une quantité monstre. Et du coup, euh, les traits qui m'intéressent particulièrement aujourd'hui vont être la violence symbolique. Cette présentation contiendra des erreurs de frappe. Cette présentation contiendra des erreurs de frappe. Euh, je vais parler aussi de capital culturel. Je vais parler aussi de praxis et habitus. Euh, praxis et habitus. Et on va parler de l'agilité dans tout ça.
[00:06:24] Je vais vous démarrer cette présentation par quelques disclaimers. Disclaimer numéro 1: Je ne suis pas sociologue, je suis un geek. Euh, je ne suis pas philosophe non plus, je suis un geek. Donc euh, j'ai je regarde tout ça avec euh, bien sûr, de mon point de vue de de bien aussi que j'ai. Et vous êtes bien sûr ouvert à avoir des désaccords et exprimez vos désaccords, exprimez tout ce que vous voulez. Ça c'est un premier disclaimer. Deuxième disclaimer: Cette présentation ne contient pas de solution au problème. C'est c'est triste. Elle va parler des problèmes, elle va parler de comment on voit, elle va parler de de comment identifier autour de vous tout le temps. Mais on ne va pas vous apporter des solutions. Je vais expliquer le pourquoi à la fin. Spoiler alerte. Et euh, par contre, j'ai un autre une autre présentation que la partie la partie suivante dans laquelle je je j'envisage des voies de solutions. et ce n'est pas le but d'aujourd'hui. Du tout.
[00:07:37] Et euh, troisième disclaimer, ceci est un modèle. Tous les modèles sont erronés, quelques modèles sont utiles. Je trouve ce modèle particulièrement utile. Bien sûr, il a des limites à ce modèle. Jusque là, ça va tout le monde?
[00:07:56] Euh, et du coup, voilà. Je m'appelle Roméo Mora. Et la raison pour laquelle je commençais à faire ces gens de présentation. Si vous allez sur Twitter, vous allez voir mon compte. C'est ce tweet là que j'ai écrit au départ, et j'ai fait quatre présentations là qui sont autour de ce tweet. Si on refait de logiciel à partir de rien sans changer la culture qui l'a créé, on va faire de logiciel de merde à nouveau. Ce que je veux, c'est essayer de combattre ça avec vous.
[00:08:25] Il y a pas que c'est plus vaste que ça, mais c'est aussi ça. Du coup, on va commencer par violence symbolique.
[00:08:39] Donc, violence symbolique. L'idée entière. C'est qu'on a une idée d'un icône. L'icône de pouvoir, n'est-ce pas?
[00:08:52] L'icône de pouvoir.
[00:09:00] En gros, chaque société, elle elle a, notre société de manière générale, elle a une une idée catégorisée dans la tête de ce qui représente le dominant. Bonjour Monica. Au revoir Monica. Et euh et le le dominant euh il est dessiné par une infinité de traits. Donc euh ça va être une certaine couleur de peau. une certaine hauteur physique, un certain poids, euh, un certain genre, euh, euh, ça va être une certaine diction, une certaine oratoire, une certaine manière de parler, d'une certaine manière de s'habiller. Euh, une infinité de traits comme ça qui compose cette icône de ce que nous avons dans notre tête de dominant. Une infinité de traits comme ça qui compose cette icône de ce qu'on a dans notre tête de dominant. Alors, ce qui est intéressant, c'est que plus on a de ce trait de dominant. Plus on l'approche, plus les gens sont conditionnés à se soumettre à la personne. Et en première converse, moins on a des plus on a des traits opposés, plus on a l'impression que c'est normal qu'on a un problème de cette personne. Alors, vous dites euh, vous dites comment ça? Est-ce que du coup je suis violent juste parce que je suis quelqu'un qui a plus de traits de domination? Non, non. La violence symbolique est une violence qu'on fait que nous faisons à nous-même. Ça c'est le point essentiel de Bourdieu. Alors, ajoutons ça par écrit. La violence symbolique est une violence qu'on fait à Oups qu'on fait à nous-même. Ce n'est pas je suis dominateur et j'utilise la violence symbolique contre toi. Non, c'est je suis plus proche de l'icône de pouvoir et du coup, tu exerces violence envers toi-même pour m'obéir, pour te soumettre. Ce n'est pas je suis dominateur et j'utilise la violence symbolique contre toi. Non, c'est je suis plus proche de l'icône de pouvoir et du coup, tu exerces violence envers toi-même pour m'obéir, pour te soumettre. Alors, on on serait on serait dans l'idée, on pourrait se dire euh euh, mais c'est faux, je ne je ne fais pas de la violence. Donc on on va entrer dans un définition bien précise. C'est euh c'est l'idée même de soumission, c'est l'idée même de ce émettre et de considérer que l'opinion de quelqu'un qui est plus proche de l'icône de pouvoir que l'un autre, est une opinion plus juste. Et ça est en soi vu par Bourdieu comme une violence, une violence qui est sociétale. Donc on va sortir de l'individuel et aller vers le systémique, vers le sociétal. Et ça c'est quelque chose d'important dans toute cette présentation. Donc je vais le mettre à côté ici. individuel versus sociétal.
[00:12:19] OK, l'autocomplétion de de ma tablette, elle est magnifique. Versus social. Allez.
[00:12:35] Et du coup euh c'est une une quelque chose de violent de point de vue sociétal, systémique euh à un niveau d'inférence, à un niveau de répétition. Par exemple, si on va, qu'est-ce qui est plus violent? Euh, marteler la Mona Lisa avec un marteau ou toucher une statue dans le Louvre. D'un point de vue strictement psychologique, marteler la Mona Lisa est plus violent. D'un point de vue strictement psychologique, marteler la Mona Lisa est plus violent. D'un point de vue sociologique, c'est toucher une statue qui est plus violent. Pourquoi? parce que en est plus fréquent que l'autre. Si je lâche si je laisse la tout le monde, si je lève les gardes du l'ouvre que je laisse tout le monde faire comme ils veulent. des gens qui vont essayer d'apporter des marteaux à la Mona Lisa, jusqu'à là, on a eu deux dans l'histoire de la Mona Lisa. Par contre, les gens qui essaient de toucher les statues, ça arrive tout le temps. Il n'y a pas de de geste qu'on a plusieurs millions à le faire. Et du coup, on va s'inquiéter beaucoup plus davantage d'un point de vue sociologique. aux gens qui touchent des statues que les gens qui essaient de marteler la Mona Lisa. Ça a de sens. Et du coup, euh, qu'on parle de violence symbolique, on parle de violence comme ça, une violence statistique, une violence qui les gens de manière globale font envers eux-mêmes. C'est pas quelque chose de psychologique. quelque chose où chaque individu serait codifié internement comme ça.
[00:14:21] Et là on on a dans cette idée de la violence symbolique, la violence qu'on fait envers nous-même, c'est-à-dire qu'on se conditionne. On regarde cette cette personne qui a l'air plus proche de l'icône de pouvoir et on se dit cette personne a probablement plus raison que moi. Alors ça c'est marrant, c'est c'est assez intéressant, c'est bien fait parce que ça permet du coup un aveuglement.
[00:14:51] Voyez-vous? La personne qui subit la violence symbolique, c'est aussi la personne qui exerce la violence symbolique. Il est conditionné à faire sur soi-même. Et du coup la personne qui bénéficie de la violence symbolique, Et du coup la personne qui bénéficie a le bénéfice, le grand argent de beurre a le bénéfice, elle est même pas à se fatiguer à les esser, elle a pas besoin de savoir que ça existe. Par contre, la personne qui en subit, la personne qui en subit, elle souffre la violence, elle souffre l'acte de les esser, la fatigue de les esser, elle souffre l'invisibilité de la violence. Elle peut juste ne jamais la voir. Il suffit pour ça que euh, comme je ne l'exerce pas sur moi-même et je ne vois pas l'autre le faire, du coup, bah je progresse dans ma vie comme si le violence symbolique n'existait pas. Du coup, la personne qui bénéficie, elle a le bénéfice, le grand argent de beurre, elle a le bénéfice, elle est même pas à se fatiguer à les esser, elle a pas besoin de savoir que ça existe. Par contre, la personne qui en subit, la personne qui en subit, elle souffre la violence, elle souffre l'acte de les esser, la fatigue de les esser. Elle souffre l'invisibilité de la violence. Elle souffre le fait que les gens ne vont pas la croire. Et le fait même que de parler de la violence qu'elle a subi et qu'elle exerce en soit mal vue. Elle s'a perçu comme violent. C'est magnifique, non? Le système du coup peut se maintenir complètement, complètement. Du coup, je vais écrire ça, je vais écrire ça. Je vais dire La victime de la violence symbolique. bah elle est condamnée à recevoir mais aussi à exercer à que ce soit invisible à que les autres en doute. à que les autres en doute. C'est magique.
[00:17:04] C'est magique. Et et par contre, la personne qui en bénéficie, elle, elle a tout l'aisance de pouvoir ignorer que ça existe.
[00:17:20] Alors, ça ça ça sert beaucoup à qu'on puisse maintenir le système en place. C'est c'est c'est très bon pour l'homéostasie tout ça, tu vois, le système se maintient. Parce que les gens ils subissent et leur leur douleur est invisible. Et ils continuent à faire sur eux-mêmes. Et les autres ne sentent pas, ne font pas. C'est invisible. Et ça crée une hiérarchie. Une hiérarchie qui est invisible. Une hiérarchie qui continue même par exemple si je suis euh euh, si je suis moi homme blanc, six zéro, bien habillé, euh, en santé, et cetera, avec une Rolex, tout ça, et cetera. Mais que supposons, je suis un des T et que j'ai perdu tout mon argent. Bah, du coup, j'ai pas de capital financier, mais j'ai la violence symbolique. J'ai la violence symbolique qui est à ma faveur. Ça va être vachement plus simple pour moi de me reconstruire dans la société. Ça ouvre plein de portes. parce que les gens vont trouver que c'est que j'ai dit un plus intéressant, j'ai vont trouver que c'est que j'ai dit un est plus adroit, plus juste. J'ai plus de chance d'avoir raison. Parce qu'ils sont en train de se de se condamner à se voir comme inférieur. Et du coup, et ça crée un effet de biais de confirmation comme plein de gens sont en train de se s'habituer à se voir, à se voir comme inférieur, bah du coup ils voient que les autres le font aussi, du coup, ça confirme, ils voient que les autres me traites eux aussi, du coup, ça confirme. Un effet de répétition. Et en plus, ça crée de l'espace quoi. J'ai puisque puisque j'ai tout ça, j'ai plus de de des endroits où je peux pratiquer tout ça.
[00:19:08] C'est bien fait, non? C'est un système très fort. C'est c'est très bon pour une homéostasie très parfaite.
[00:18:31] plus un droit plus juste, j'ai plus de chance d'avoir raison. parce qu'ils sont en train de de se condamner à se voir comment faire. Et et ça crée un effet de billet de confirmation quand plein de gens sont en train de se s'habituer à se voir comment faire du coup ils voient que les autres le font aussi, du coup ça confirme, ils voient que les autres me comme aussi du coup ça confirme. un effet de répétition. Et en plus, ça crée de l'espace quoi. J'ai puisque puisque je jette tout ça, j'ai plus de de des endroits où je peux pratiquer tout ça.
[00:19:07] C'est bien fait hein. C'est un système très fort. C'est c'est très bon pour une homéostasie très parfaite.
[00:19:17] Alors, on pourrait dire, mais Roméo, Roméo, vous pouvez lui dire maintenant, mais Roméo, il y a quand même des exceptions. Ouais, on n'est pas en train de parler de statistiques. On est en train de parler de de rapport sociétal. L'idée n'est pas un trait souffit pour que tu sois supérieur à tout le monde. C'est pas l'idée, c'est pas l'idée. L'idée est que chaque trait au montre un créer des petites violences symboliques de partout, des des réverbérations qu'il y a et ça cumule. Et du coup statistiquement, bah les gens qui ont plus de traits qui les approchent du de pouvoir bizarrement, se sortent mieux dans la société.
[00:19:56] Ouais.
[00:20:02] On pourrait parler d'inversion du violence symbolique, par exemple. Quand on a assez on a on a beaucoup de traits que nous approche de l'icône de pouvoir, beaucoup beaucoup beaucoup de traits. Bah, on peut comme moi par exemple se permettre du coup de s'habiller comme un euh comme Clovis. Euh, c'est là permis parce que justement on a assez de capital de cette violence symbolique, assez on a assez proche du de pouvoir que justement perdre en trait ne va pas réduire la violence symbolique, au contraire, ça l'augmente.
[00:20:39] Quand j'arrive plutôt que de bien Costard habillé un peu comme Clovis. Euh en clientèle, les gens se disent euh ce mec qui euh il peut faire ça, c'est qu'il le trouve sacrement bon. On appelle ça une inversion de violence symbolique. Il est impossible qui a quelqu'un qui a déjà beaucoup de traits qui l'approche beaucoup de de pouvoir. À nouveau pas possible aux autres.
[00:21:04] Et c'est là où on le concept de appropriation, n'est-ce pas ? Par exemple, euh, utiliser des dreads pour un pour un noir d'un certain milieu, bah ça va être puni de certaine manière socialement. Alors que moi si je mettais à me mettre des dreads de main, ça serait de la mode.
[00:21:25] Vous l'avez ? L'écart entre les gens.
[00:21:29] On va parler de coup de capital culturel et social. Ouais.
[00:21:37] Je vais je vais passer de violence symbolique à capital culturel et social. Ça vous va ? En nouveau hein, c'est je suis en train de c'est un plat des spaghettis de Bourdieux, je suis en train de prendre trois spaghettis et zoomer dedans donc le violence symbolique est un fil de spaghettis de ce plat de spaghettis, le capital culturel est un autre et le est un autre, il y a d'autres pas de il y a d'autres fils dans ce spaghettis et déjà ces trois-là s'entremêlent beaucoup entre eux. Mais parlons de ça.
[00:22:05] Parlons de capital culturel. Donc c'est dans dans ce livre magnifique s'appelle La distinction de Bourdieux.
[00:22:17] Il va il explique le capital culturel en beaucoup de détails. Il explique aussi la notion de goût et il vient avec cette phrase que j'adore, que j'adore qui nous dit le goût est avant tout le dégoût.
[00:22:40] Donc, l'idée entière, c'est quoi ?
[00:22:46] Le capital culturel en fait, c'est c'est se dire que la culture comme l'argent, c'est quelque chose que tu peux en capitaliser. Plus tu en as, plus c'est facile d'en avoir. Moins tu en as, plus c'est difficile d'en avoir. Et une fois que tu capitalises, ça t'ouvre des portes.
[00:23:10] Et c'est pas pour dire que la culture est quelque chose de mauvais. La même manière que c'est pas pour dire que blanc est quelque chose de mauvais, ou que de dire que être proche de l'icône de pouvoir de dire être homme est quelque chose de mauvais. C'est c'est pas le point. C'est un constat sociétal de on a créé un mécanisme qui est bizarrement il est intéressant à voir quoi.
[00:23:31] Plus on a de capital culturel, plus c'est facile d'avoir de capital culturel. Et plus on crée une notion de goût, plus on crée de distinction entre nous et les autres. C'est-à-dire on crée le goût pour pouvoir regarder l'autre et dire qu'il n'a pas.
[00:23:52] Alors, intéressant un truc.
[00:23:55] C'est l'idée quand tu vois quelqu'un qui a l'air de connaître plus, d'avoir plus de culture que toi, tu vois en toi-même une petitesse et tu fais une violence envers toi-même. Tu vois ton opinion comme étant moins valide. Et statistiquement, ça arrive.
[00:24:15] Même si on est en train de discuter de quelque chose qui est ton expertise à toi.
[00:24:21] C'est dire que euh, vous êtes tous des agilistes ici, c'est ça ? C'est une conférence sur l'agilité. Bah, quelqu'un qui arriverait avec plein de notions très riches culturelles, autre, mais qui n'a pas un expert de l'agilité. Mais pourrait vous donner l'impression de, assurément ce que cette personne dit ça c'est pas vraiment pas une connerie. Et vous faire douter de votre propre expertise. Je dis pas que ça arrive tout le temps.
[00:24:49] Mais c'est un effet, c'est c'est l'effet c'est réverbère, ça se répète.
[00:24:54] Plus intéressant que sur soi-même, celle des autres. Quand on voit deux personnes discuter, une des deux paraît pour nous avoir plus de capital culturel. On perçoit l'autre, celui qui qui a l'air d'avoir plus de capital culturel comme étant mieux. Comme étant la personne qui a plus raison.
[00:25:11] Alors même si elle n'a pas même si elle n'a pas.
[00:25:19] Et le problème, c'est que le capital le capital culturel nous change de forme.
[00:25:27] Ça change notre perception du monde. Le monde n'est plus le même quand on gagne de la culture.
[00:25:36] Les le regard qu'on a change, plus plus on a de capital culturel. Quand vous étiez enfant, ces films pour enfants avaient l'air des choses bien faites et aujourd'hui vous regardez un film pour enfants et vous dites les vilains sont des caricatures complètes, n'est-ce pas ? Vous avez gagné en nuance. Ça nous arrive tout le temps, c'est l'histoire de notre vie entière. Plus vous avez de la culture, plus vous gagnez en nuance. Du coup, plus votre perception change les choses. Et du coup, vous ne pouvez plus regarder les choses avec le même naïveté d'avant. Et quand vous pouvez plus le faire, vous reconnaissez les autres personnes qui sont dans la même situation que vous.
[00:26:11] Petit exemple. Petit exemple.
[00:26:16] Euh, dites-moi dans le chat, qui ici ça se passe en sécurité. On va pas vous vous juger. Qui ici a déjà regardé l'art contemporain et s'est dit c'est du bullshit. Un jour dans votre vie.
[00:26:31] Personne.
[00:26:36] OK, OK, OK. Parfait, parfait. Est-ce que vous pouvez me dire euh si si vous avez déjà dit ça dans le passé, est-ce que il y a quelqu'un ici pour lequel se dit ça c'est vrai aussi aujourd'hui dans le présent pour moi ? Quand je vais au Pompidou, je vais devant le Pompidou, je me dis tout ça, c'est de c'est du bullshit.
[00:27:00] Peut-être c'est vrai encore pour certains d'entre vous.
[00:27:05] Ça arrive encore.
[00:27:08] Donc je vais donner un exemple un peu caricat parce qu'on a le but n'est pas le but n'est pas du tout de faire un cours sur l'art ou de faire un une discussion sur l'art, et on peut après si vous voulez, on peut être dans les détails de ma perception de l'art et cetera. Mais là je vais donner un un petit exemple très caricat pour être court, si ça vous va. Ouais.
[00:27:30] Mais il y a ce tableau au Pompidou que j'adore. Pompidou, tableau triptique blanc.
[00:27:45] Il est il est il est magnifique, il est magnifique. Il s'appelle sans titre, c'est pour ça que je pouvais pas le le trouver à part le décrivant. Vous avez déjà vu ce tableau ?
[00:27:57] C'est un tableau avec trois canevas blanc.
[00:28:06] Ouais.
[00:28:10] Et euh et le truc c'est j'adore ce tableau. J'j'aime ce tableau. Si je pouvais voler un truc de Pompidou, c'est ce c'est ce triptique là. Et euh et bien sûr c'est normal, peut-être que plusieurs parmi vous regardent ce truc et disent c'est du bullshit. Ouais.
[00:28:37] Peut-être. Ouais. Donc je vais vous donner un cadeau aujourd'hui, un cadeau aujourd'hui, un cadeau dans votre capital culturel. Ouais.
[00:28:48] Imaginez-vous que vous passez imaginez-vous que vous passez devant ce tableau et que vous voyez quelqu'un qui le regarde et qui qui regarde le tableau et dit c'est du bullshit. Pas vous, vous passez, vous voyez une personne regarder le tableau et dire c'est du bullshit. Vous vous croyez que ça arrive combien de fois par jour au Pompidou ça ? En moyenne. Quelqu'un qui traverse, regarde ce tableau et dit c'est du bullshit.
[00:29:15] Tout le temps, c'est ça ? Ouais.
[00:29:18] Et là, friends, ça c'est important.
[00:29:24] La personne qui regarde le tableau et dit c'est du bullshit fait partie de l'œuvre d'art.
[00:29:32] C'est ça la distinction importante. L'art contemporain, il essaie de dépasser la la dichotomie sujet objet. En d'autres l'art n'est pas que le tableau. L'art est l'expérience et si l'art n'est pas que le tableau, l'expérience l'être humain devant le tableau qui est en train de dire c'est du bullshit, fait partie de l'œuvre d'art. C'est ça qu'il est en train d'exposer le monsieur qui a fait le tableau.
[00:30:06] Et du coup et du coup en se faisant la personne qui la la la personne qui met ça là, je vais copier ça là. Est-ce que je peux copier ça de manière d'une autre ?
[00:30:21] Et là et là quand je trouve ça sur internet, c'est des gens qui se foutent de la gueule. C'est des gens qui se foutent de la gueule. Copier l'image, est-ce que je peux le mettre dans le miroir ? Est-ce que je peux le mettre dans le miroir ce truc là quelque part ? Non. Si, si, ok, ça va copier-coller. Est-ce que vous pouvez quelqu'un peut diminuer le truc parce qu'il va être énorme, quelqu'un peut le diminuer après une fois qu'il soit copié. Et donc euh la ouais, voilà. Est-ce que quelqu'un peut le diminuer beaucoup là ? Juste faites ça s'il vous plaît. Et du coup euh Donc, c'est on on avec la dichotomie sujet objet. Du coup, l'œuvre d'art, ce n'est pas que le tableau, c'est les gens d'avant qui disent bullshit et c'est pas que les gens d'avant qui disent bullshit, c'est maintenant toi qui regarde les gens qui disent bullshit. Ouais.
[00:31:16] Et si on accepte ça, si on accepte ça, ce tableau là, il vient déjà de causer plus de réaction chez toi que la moyenne de tableau où l'ouvre. Je dis pas de dire tout tableau ouvre, mais il y a beaucoup de tableau ouvre. Il y a quelques-uns qui t'ont laissé indifférent dans ta vie. Et celle-là non. Ouais. Il y a ça près, il y a ça près.
[00:31:41] Si je te dis ça, vous avez maintenant une définition différente d'art. Et si vous avez maintenant une définition différente d'art, vous avez changé votre capital culturel. Et peut-être que vous regardez ce que je viens de vous dire le tableau et vous dites OK Roméo, je le vois de manière différente, mais c'est toujours du bullshit pour moi. Mais maintenant c'est un bullshit différent. Et non seulement c'est vrai, mais maintenant vous allez commencer à remarquer toute personne qui n'a pas encore vu cette rupture dichotomie et vous pourrez l'aider ou vous sentir supérieur à cette personne ou autre. Ça de sens. C'est que vous vous sentez là, c'est quelque chose qui elle vous arrive tout le temps.
[00:32:23] C'est que vous ça va vous arriver tout le temps. C'est changer de capital culturel, change votre regard du monde et change le groupe dans lequel vous êtes. Puisque en changeant votre regard du monde, vous vous avez d'autres personnes qui partagent cette compréhension avec vous maintenant et ça devient évident que cette personne l'a déjà avancé dans ça pas avec vous assez vite. Et c'est juste moins cher cognitivement, c'est juste l'économie cognitive. C'est plus facile de parler avec quelqu'un qui a déjà un niveau de capital culturel plus proche de tien qui non. Si chaque fois je dois tout expliquer à la personne, ben c'est c'est c'est laborieux.
[00:33:04] Et du coup, et du coup, on a tendance à vouloir donner du pouvoir à des personnes qui ont un capital culturel égal ou supérieur ou autre. Et du coup le monde est un bienfait.
[00:33:18] C'est le monde est un bienfait, le système est un bienfaiteur. On retombe on retombe dans l'homéostasie, le système se défend.
[00:33:29] On crée on crée de l'accès, on crée de pouvoir avec le capital culturel. Et on augmente avec ce capital culturel des inégalités. Ça de sens pour vous ?
[00:33:44] Ce que j'ai dit là sur l'inégalité. C'est important.
[00:33:49] Oui, non, peut-être. OK. OK.
[00:33:54] Et du coup, c'est ça qui est beau.
[00:33:57] C'est que toute chose, dans avec le capital culturel, toute chose a un prix. C'est comme l'avocat financier, toute chose a un prix.
[00:34:04] C'est juste que le capital culturel ne se dépense pas. On fait vérifier que tu as assez. C'est tout.
[00:34:14] Par exemple, vous habitez tous dans une ville qui a plusieurs musées peut-être. La plupart d'entre vous habitez dans une ville qui a beaucoup de musées, c'est courant en France. N'est-ce pas ? Vous vous avez vous déjà été dans un musée où vous avez senti que l'art dedans là rien vous parle. Tout est trop distant de vos connaissances et que vous avez pas les connaissances nécessaires pour pouvoir le comprendre et l'aborder. Alors normalement les musées c'est d'éviter que ça arrive, ils essaient de d'avoir un accompagnement pour montrer, pour décrypter, pour montrer des petits messages et cetera pour aider. Mais quand il y a beaucoup de musées dans une ville, en général, il considère qu'il y a un niveau d'entrée minimum que les gens viennent. Il faut être aussi haut en capital culturel pour pouvoir rentrer. N'est-ce pas ? Et des fois, on n'a pas assez.
[00:35:05] Et plus on a, plus on regarde l'art de manière différente le ça change une perspective.
[00:35:16] Et en gros, le musée est en train de dire il faut avoir au moins tant de capital culturel pour entrer. Et pour certains, c'est plus facile, pour d'autres, non. Qui ici a déjà été dans une librairie, c'est le c'est un endroit mythique. J'ai entendu parler de ces endroits. Pour ceux qui n'ont déjà jamais entendu parler d'une librairie, c'est comme un coworking, mais gratuit.
[00:35:36] Il y a des livres aussi. Ah, un palibrerie, bibliothèque. Ah, en anglais, faux amis, faux amis, faux amis. Bibliothèque, ah librairie. Library en anglais, bibliothèque en français. Merci beaucoup de la correction. Une bibliothèque, c'est comme un coworking, mais gratuit, et il y a aussi des livres dedans.
[00:36:00] Et euh et c'est un endroit merveilleux, je vous conseille. Euh et un truc qu'il y a dans dans une bibliothèque, c'est que vous savez tous et toutes là que c'est gratuit, n'est-ce pas ? Et vous pouvez vous dire ouais mais du coup Roméo les gens qui les gens qui sont pauvres qui veulent avoir du capital culturel, ils peuvent au moins aller à la bibliothèque.
[00:36:24] Et déjà faut qu'ils sachent que c'est gratuit. Il y a des gens qui qui l'apprennent très très tard dans leur vie qui ont juste droit et accès. Ensuite, une fois qu'ils ont droit et accès, il faut qu'ils soient capables de naviguer. Je dois lire quoi pour avoir de la connaissance ? Si j'essaie de lire, je dois lire quoi, dans quel ordre, comment ? Tout ça, c'est des compétences acquises par capital culturel qui nous semble évidente. Ça nous semble facile. Ça nous semble facile de dire je pourrais demander au au bibliothécaire au pire.
[00:36:55] Mais c'est une chose qui s'apprennent. C'est le capital culturel que vous avez déjà.
[00:37:01] Il y a un prix minimum d'entrée. Et il est pas accessible de manière égale à tous. C'est ce que je suis en train de vous dire.
[00:37:09] Et du coup on a au même temps du coup cette idée de avoir plus de capital culturel est facile quand on a déjà beaucoup de capital culturel. Le capital culturel change comment on voit les choses. Change comment on voit les gens. Change comment on perçoit les gens vis-à-vis de leur capital culturel et change comment on juge les gens. Et change quelles sont les possibilités qu'on donne aux gens et qu'on donne à nous-mêmes. Ouais.
[00:37:33] Ça de sens.
[00:37:37] Et euh et du coup on a avec tout ça, je vais prendre de notes.
[00:37:47] Je vais prendre de notes.
[00:37:49] J'ai perdu mon stylo. C'est magnifique. Ah non, il est là.
[00:37:54] Le goût avant tout le dégoût. Du coup voilà. Je vais noter capital culturel change nos chances.
[00:38:13] Change nos perceptions.
[00:38:22] Et nos perception de l'autre.
[00:38:30] Et quand on voit et fait de la petitesse en nous. Quand on voit quelqu'un, un capital culturel qui nous semble vachement plus haut plus haut que les autres, bah tout de suite on se sent plus petit.
[00:38:47] Tu vois, j'ai commencé ce talk, j'ai commencé ce talk avec un un sur Twitter avec un thread. Il y avait une dame magnifique, s'appelle Sarah qui avait parlé de dynamique de pouvoir dans l'agilité.
[00:39:04] Et j'ai lu son son son et j'ai dit mais elle est en train de parler de Bourdieu, mais elle ne se rend pas compte, mais elle est en train de parler de Bourdieu. Du coup j'ai fait un deuxième à côté pour traduire tout ce qu'elle disait par rapport à la à la théorie sociale de Bourdieu. Et c'est c'est rigolo ce que les gens étaient en train de l'insulter beaucoup elle.
[00:39:23] Et les gens étaient en train de me loger beaucoup et des fois la même personne était en train de l'insulter beaucoup et me loger beaucoup. C'est que parlant de coup parce que déjà j'ai une violence symbolique plus grande. Je suis homme et elle était pas.
[00:39:39] Et aussi parce que je le couvercle de capital culturel pour parler de la même chose.
[00:39:44] Et ça me confère du coup de pouvoir et de l'admiration, de la reconnaissance. C'est bien fait, c'est bien fait. C'est un système bien fait.
[00:39:54] Et du coup, le capital social. Le capital social, vous remplacez un peu tout ce que je viens de dire culturel par social et en gros modo, ça marche. Plus on a des relations, plus c'est facile d'avoir des relations.
[00:40:09] D'ailleurs, plus on a des relations, plus c'est facile d'avoir du capital culturel. Regarde et vice-versa. Et d'ailleurs plus on a de plus on est on est proche de
[00:40:30] On va muter. On va muter. C'est ça ? Quelqu'un m'écoute ? Les gens m'écoutent là.
[00:40:35] Je sais pas pourquoi tu as été muté mais là c'est bon, ça marche.
[00:40:39] OK, parfait. D'ailleurs, plus on a de relations, plus c'est facile d'avoir de capital culturel. et vice-versa. Et d'ailleurs plus on a de plus on est on est proche de
[00:40:30] On m'a muté. On m'a muté. C'est ça? Quelqu'un m'écoute? m'écoute là?
[00:40:35] Je sais pas pourquoi tu as été muté mais là c'est bon, ça marche.
[00:40:39] OK. Parfait.
[00:40:44] Plus on a des relations plus c'est facile d'avoir tout ça. Enfin donc plus on a violence symbolique, plus c'est facile d'avoir des relations. Plus on est proche du compte de pouvoir, plus c'est facile d'avoir des relations, et plus c'est facile d'avoir des relations, plus j'ai des capital social. Plus j'ai de capital social, plus c'est facile d'avoir du capital culturel. Plus c'est facile de c'est c'est un boucle, c'est une boucle. Et vous me dites Roméo, mais et l'argent de tout ça? Ah oui, l'argent peut remplacer plus facilement. C'est vrai qu'on peut acheter de la culture plus ou moins, jusqu'à un certain niveau. Et le problème de l'effet bling. Vous voyez? On ne peut pas acheter de goût.
[00:41:24] Le goût et avant tout le dégoût. Le savoir apprécier une œuvre d'art prend du temps, prend de la connaissance acquise. On peut acheter de l'accès à la connaissance, mais ça prend du temps de la de l'ingéniosité pour changer sa perception et voir différemment. Gagner un nuance de perception, n'est-ce pas?
[00:41:43] Ça prend le temps. C'est l'effet de nouveau riche. Le capital social n'est pas toujours gratuit, c'est vrai, c'est vrai. Ah, c'est l'effet de nouveau riche.
[00:41:54] De la même manière, on peut jusqu'à un certain niveau, acheter de la violence symbolique. Je peux me payer un beau costard. Mais vous avez déjà vu des gens qui ne se sentent pas bien dans un costard, porter un costard? J'ai vu quelqu'un comme ça? C'est visible.
[00:42:15] On le sent, on le voit.
[00:42:20] Et et et c'est rigolo du coup, euh, c'est l'effet bling. C'est le fait rappeur qui vient de gagner son premier argent d'un d'une vidéo, n'est-ce pas?
[00:42:34] On peut acheter des choses de grosse marque, mais on n'achète pas d'être élégant avec, ça ça prend du temps. Ça prend de l'apprentissage.
[00:42:44] C'est exactement la même chose. Et du coup, le capital culturel, le capital social, la violence symbolique, c'est des capital qu'on a différent de notre capital financier.
[00:42:56] On peut être très haut dans tout ça et pas finalement très riche et ça nous ouvre plein de choses dans la société. Plein de choses. Et vice-versa. Vice-versa. Là, je vais arriver dans le plus difficile des trois.
[00:43:10] L'xis. Donc. Pour comprendre.
[00:43:17] Pour comprendre le exis et le habitus. Voilà? Je vais dire, euh, juste comme ça, de manière grossière, tu peux rien voir le, on pourrait avoir le l'habitus comme étant une espèce de aura, sauf que c'est pas du tout ça. Voilà, c'est juste comme ça, c'est c'est pas du tout un aura, mais on pourrait le voir comme étant.
[00:43:44] Ça a du sens? C'est comme vous demandez de pas réfléchir à un éléphant, c'est ça. OK. Euh, l'habitus, euh, je vais dire très grossière, elle est, ça va être, euh, tout on non-verbal, la manière qu'il ce qui communique. Grosso modo. Tu as toujours un habitus.
[00:44:06] Tout tout ce que tu communiques sans communiquer de manière implicite, de manière non-verbale, de manière inconsciente.
[00:44:16] Et euh, et Lexis est un habitus précis. De manière grossière, Lexis, elle est l'habitude ce qui dit au monde, j'appartiens.
[00:44:28] Voilà? Et et ça c'est marrant. Ça c'est marrant.
[00:44:34] Euh, parce que
[00:44:40] habitus de je appartient. Je suis à ma place. Ça c'est marrant ça parce que
[00:44:54] euh un les gens ils ont tendance on a une société qui s'organise beaucoup autour de euh de confiance en soi. Cette notion, on peut flou de confiance en soi, hein?
[00:45:15] Et du coup quelqu'un qui qui donne toujours l'impression de j'appartiens, je suis au bon endroit, je suis une personne qui devait être en charge, ça ouvre beaucoup de portes pour cette personne. Et ça ouvre beaucoup de portes que la personne ne se rend même pas compte qu'ils sont là.
[00:45:35] Il y a il y a des gens qui, par exemple, qui ont qui ont une violence symbolique plus petite, mais qui ont Lexis de grand.
[00:45:42] Par exemple, euh, je sais pas moi,
[00:45:50] Voilà, voilà. Obama, c'est un mec, juste tu sens qu'il est bien dans sa peau, quoi, quand tu le regardes parler. Ça a du sens?
[00:46:01] Il y a d'autres personnes qui s'efforcent beaucoup à créer un personnage qui a très peu d'exis. C'est c'est construit, mais qui a très peu d'exis. Il y avait un président qui faisait ça.
[00:46:11] S'appelait Hollande.
[00:46:20] Voilà? Ça vous parle?
[00:46:29] Et je connais pas Houellebecq. Je connais le livre mais pas le j'ai jamais vu visuellement le monsieur. Et donc euh, euh,
[00:46:40] Le le truc, hein,
[00:46:44] Quelqu'un qui a plus de exis, quelqu'un qui qui qui transpire tout le temps ce j'appartiens. Je suis au bon endroit. Ben, ça remède de l'assurance aux gens pour toutes sont toutes. Les gens la société juge par est-ce que tu mérites d'être là ou pas. C'est le jugement continuel. Tu vois, quand j'ai
[00:47:05] J'ai avec une amie à moi il y a quelques années, j'ai j'ai mon ami il y a quelques années, j'ai entré dans un centre commercial et c'était après quelques attentats, un truc comme ça et
[00:47:17] et euh, et elle a dit, non mais il y a le vigile là qu'il faut regarde notre sac. Elle m'a dit ça. Et à ce moment-là, je me suis rendu compte de l'existence du vigile.
[00:47:30] J'avais jamais remarqué que le mec était là-bas. Je passais tous les jours, sûrement il était là tous les jours.
[00:47:37] Mais il avait l'impression que j'appartenais. J'avais l'impression que j'appartenais. Du coup tout roule.
[00:47:45] Il est pas en train de c'est d'investiguer chaque être humain qui passe visuellement, il est en train de voir qui sort de l'eau. Et sortir de l'eau, elle déjà douter de soi. Ça fait sortir de l'eau. Et c'est là la différence entre autres, tu vois.
[00:48:00] C'est là une différence qui est importante.
[00:48:03] Le exis et à la
[00:48:09] C'est témérité et au courage. Vous voyez la différence entre la témérité et le courage?
[00:48:23] La témérité et le courage, c'est que quand tu as le courage,
[00:48:29] tu as la peur et tu la braves, tu la dépasses.
[00:48:35] Et qui je montre le concertation? Ben, Euh, Quand tu as le courage, tu as la peur, tu la dépasses. Quand tu as quand tu as téméraire, tu ne t'en rends pas compte qu'il y a qu'il le danger est là. Un un bébé est dangereux pour lui-même parce qu'il y a un bébé est téméraire, il ne n'a pas conscience de le danger et du coup fait de la merde. Euh,
[00:48:58] Tu ignores l'existence même de la peur. C'est vrai.
[00:49:04] Et Lexis c'est ça.
[00:50:57] Bon, on va essayer de récupérer Roméo. J'essaie de l'appeler, mais on ne le voit pas et on ne l'entend pas.
[00:51:11] Roméo, on ne t'entend plus, donc je sais pas si tu peux essayer de te reconnecter ou
[00:51:31] nous on t'entend plus.
[00:51:35] Peut-être ton ton micro, ton casque ou quelque chose comme ça, non?
[00:51:45] Ouais, je pense que la proposition de Sébastien est la meilleure, déconnecte et reconnecte.
[00:51:53] Qui est-ce qui a une musique d'ascenseur à nous faire en attendant?
[00:51:59] Je peux donner la main si vous voulez.
[00:52:20] Donc, est-ce que tu es de retour? En attendant, je remets image des toutes les tes notes. Ouais, tu es de retour? Ouais, c'est bon.
[00:52:30] Ouais, je suis désolé de ça du coup, les amis.
[00:52:33] Pas de souci, donc.
[00:52:36] On écoute là. Allez, c'est parti. On reprend.
[00:52:46] M'entendez? Toujours? OK, parfait. Euh, OK, on était où du coup? C'est pas si je parlais dans le vide ou pas, pendant mon temps que et pour combien de temps je parlais dans le vide. J'ai parlé de Lexis.
[00:53:01] Donc, je disais le Lexis est cette notion de de j'appartiens. Et il est Lexis est à la à la confiance en soi, c'est le courage et la témérité. Vous avez entendu ça? J'ai parlé de la témérité, j'ai expliqué la témérité, c'est l'absence de peur. Oui. Euh, je parlais du coup du fait que Parfait. Du coup, euh, je parlais du fait que
[00:53:30] Euh, la société est quand même très organisée autour de la confiance en soi, c'est-à-dire que quelqu'un qui ne doute pas de soi, même s'il fait une grosse connerie, bah ça nous rassure. On a tendance à le suivre. Alors que quelqu'un qui a peut-être une grosse une une grosse expertise et qui est en train de prendre la bonne décision, mais qui doute beaucoup de soi, bah ça nous rassure pas. On a tendance à douter. Est-ce que ça? On on privilégie et on privilégie l'assurance. On se dit que compétence égale assurance. On se dit aussi que euh, et j'appelle ça le luxe de calme. On se dit aussi que calme égale compétence.
[00:54:09] Et du coup, le calme en soi, ça fait partie de l'icône de pouvoir pour moi, c'est de la violence symbolique. On nous voit, par exemple, on nous voit quelqu'un très énervé, très pris parler d'un truc. On se dit cette personne a moins raison que quelqu'un à côté qui est plus calme en train de parler de la même chose. Et en soi, c'est un problème.
[00:54:27] Et euh, et du coup, euh, on la personne qui a l'exis, bah, on ne doute pas d'elle. Ça nous rassure. On le donne de pouvoir.
[00:54:44] Et du coup euh avec tout ça ensemble, c'est un truc de fou, quoi. On a on a une danse entre
[00:54:53] et sans parler d'argent, juste capital. Alors non non non, je dis que Trump avait un exis de malade, au contraire, il n'a pas. Mais par contre, il croit qu'il appartient. Il n'a pas le luxe de calme. Il n'a pas tous les traits. Trump n'a pas non plus maigre. Ah, il a sûr beaucoup, il a lexis. Il doute pas de lui.
[00:55:14] Il ne dit pas que
[00:55:18] C'est ça. Euh, Trump il a le cap, il a même son capital financier. Tout ça est vrai. Alors on va parler du coup de la caste.
[00:55:32] Parlons de capital financier. Parlons de capital financier.
[00:55:38] Qui ici, euh, question rapide?
[00:55:44] Qui ici parmi vous est dans le 1% le plus riche au monde?
[00:55:56] Un peu tout le monde, n'est-ce pas?
[00:56:02] Euh, qui ici ne croit pas qu'il est dans le 1% ne croit pas être dans le 1% le plus riche au monde?
[00:56:10] Il y a des gens qui disent 10% certainement, des choses comme ça. Ouais.
[00:56:16] On y va, les amis. On va corriger ça du coup. Il y a une étude, bah, on commence à dater, hein, cette étude, il y a de euh il y a de 2012, un truc comme ça, donc ça commence à ça va faire 8 ans déjà. Le seul étude sérieux sur l'inégalité dans le monde qui essaie de faire un truc global qui tient la route, c'est fait par la Banque mondiale. La Banque mondiale estime que pour être dans le 1% le plus riche au monde, financièrement parlant, riche de ses amis, mais de l'argent de tune quoi.
[00:56:46] On a même pas besoin de capital. On se dit qu'on pourrait être salarié et être dans le 1% plus riche au monde. C'est triste.
[00:56:54] Et on peut même finir tous nos mois négatifs être dans le 1% le plus riche au monde. Et d'ailleurs j'appelle que le son. Et selon la Banque mondiale, pour être dans le 1% le plus riche au monde, tout ce que tu as besoin, c'est d'avoir un salaire brut annuel de 34 000 dollars. Ça veut dire que on a 7 milliards au monde, 6 milliards 900 et quelques millions. Au moins que ça. Et que du coup, c'est 6 milliards si tu as déjà 34000 dollars de salaire brut annuel, tu es dans le 1% plus riche au monde.
[00:57:33] Ah oui non, c'est vrai, ça fait quoi? 28000 € pardon, excusez-moi, d'accord. Et euh,
[00:57:41] Et du coup, la question est 28000 € brut annuel. Qui ici est dans l'un pour cent le plus riche au monde?
[00:57:55] Voilà. beaucoup, la plupart d'entre vous, n'est-ce pas? Voilà. Et du coup,
[00:58:06] Et pourquoi, pour le coup? Non, mais c'est pas beaucoup. Question question rapide, c'est marrant, tu vois. Euh, Question rapide, c'est marrant parce que ça veut dire juste que le monde est très pauvre en fait. En vrai. Ça veut dire juste ça, le monde est très pauvre.
[00:58:23] Et et du coup la question que je pose aux gens quand je je mets ça. Après, voilà, c'est de 2012, peut-être que depuis les chiffres sont un peu différents et cetera et cetera, c'est la Banque mondiale qui l'a qui l'a prononcé, vous pouvez trouver le vous pouvez trouver la référence de l'étude assez facilement en googlan.
[00:58:39] Euh, ce que je trouve assez intéressant de ça, c'est vous dire question rapide.
[00:58:47] Est-ce que vous avez déjà croisé au boulot des gens qui ont laissé tomber? Qui juste disent, bah j'ai j'ai mes effort minimal, 9 to 5, je mets pas d'effort.
[00:58:59] Oui oui oui, excuse. Ah non, je tiens dit mais la richesse financière est plus un capital que un revenu non? Oui, Arnaud. Et comme j'ai dit au départ, on peut avoir zéro capital et être dans le plus riche au monde. les chiffres sont un peu différents et cetera et cetera. C'est la Banque mondiale qui l'a qui l'a prononcé. Vous pouvez trouver le... Vous pouvez trouver la référence de l'étude est assez facilement en Googlant. Euh ce que je trouve assez intéressant dans ça, c'est je vais vous dire... Question rapide.
[00:58:48] Est-ce que vous avez déjà croisé au boulot des gens qui ont laissé tomber? Qui me disent, "Bah, j'ai j'ai mets effort minimal, 9 to 5, je ne mets pas d'effort."
[00:58:59] Oui, oui, excuse-nous. Arnaud a dit, la richesse financière est plus un capital qu'un revenu, non? Oui, Arnaud.
[00:59:05] Et comme j'ai dit au départ, on peut avoir zéro capital et être dans le plus riche au monde.
[00:59:17] Jarek dit Jarek fait une contre-proposition avec un autre lien. J'ai euh j'ai je ne je vais pas faire du coup le le peut-être qu'il y a d'autres trucs, il y a d'autres d'autres pas le contexte et cetera et cetera, depuis 2012, on a d'autres trucs.
[00:59:32] Et ben, si tu es ultra riche et que tu brûles tout ton argent tout le temps, tu restes pour riche.
[00:59:40] C'est oui, même si on finit en négatif tout le temps, tout le tout le temps, mais qu'on dépense tout.
[00:59:46] C'est c'est assez simple, combien de familles tu peux nourrir euh au Bangladesh juste avec le petit argent que tu te foutrais complètement de de jeter par la fenêtre. Pour cette question, tu vas voir que rapidement on bah à 50 € par mois, tu nourris une famille de 50 Bangladesh euh et que euh
[01:00:07] ton pouvoir de d'achat est vachement plus grand.
[01:00:14] Et euh et du coup euh
[01:00:18] le coût de la vie, le coût de la vie. Oui, oui, oui, le coût de la vie. Mais on a euh
[01:00:24] on a plus d'argent.
[01:00:27] J'ai dit c'est c'est à nouveau, je ne rentre pas dans les détails de l'étude entière. Mais euh oui, on a choisi de vivre dans les endroits plus plus plus cher au monde et d'ailleurs, on a ces salaires parce qu'on vit là-bas aussi et cetera. C'est le Real, et cetera et cetera, Silicon Valley et cetera et cetera. Je je suis Je ne dis pas avec une innocence de tout ça. Mais si on met tout le monde en compétition, ben vous avez vous avez plus d'entrée d'argent que le reste de l'humanité.
[01:00:54] Et euh euh et et c'est simple, voilà. On va dire ça comme ça. Il y a plusieurs pays dans laquelle la femme moyenne, elle passe le tiers de sa vie juste à transporter de l'eau.
[01:01:11] Jarek, on dit Jarek, on lie pour l'USA pour tout le monde, pas pour tout le monde. C'est vrai, je parle de richesse globale, pas la richesse de l'un pays le plus riche au monde. Euh il y a des pays où nous passe le le tiers de notre temps juste à à transvaser de l'eau. Et vous, vous chiez dans l'eau. au tableau.
[01:01:32] Je vais donner vous, le micro à tout le monde. Euh et euh et du coup euh c'est ce que je suis en train de dire, euh. Vous avez croisé combien de personnes, combien de personnes autour de vous,
[01:01:49] qui sont dans le 1% le plus riche au monde et qui ont laissé tomber? Vous avez travaillé avec des gens qui ont laissé tomber, qui qui ne mettent plus d'efforts.
[01:02:03] Ne met plus d'effort. Qui ne sont plus là. Ah oui, plus d'effort pourquoi? Euh qui mettent pas d'effort, je vais je vais arrêter de ce jugement de merde. Euh, tu as déjà vu des gens qui si on est dans la compétition pour essayer de dire cette idée de travailler plus pour gagner plus? Cette idée de cette idée-là.
[01:02:24] Vous avez déjà vu des gens qui ne sont pas essayés de de connaître plus, ne sont pas essayés de produire plus, de performer plus, et cetera et cetera et cetera. Ils essaient juste de faire le service minimum pour rester dans leur boulot.
[01:02:37] Et et vous avez déjà vu ces et combien de ces gens-là vous connaissez qui sont dans le 1% plus riche au monde?
[01:02:48] OK. C'est dément. C'est dément. Euh pour rejoindre ce groupe. Il y a un écho de merde, je ne sais pas pourquoi. Et c'est ma façon de rejoindre ce groupe.
[01:03:03] Et euh euh et je ne suis pas un jugement, c'est que la personne elle n'a pas joué le jeu de la productivité, elle n'a pas joué le jeu de la, tu vois de la compétition et cetera et cetera et cetera. C'est pas, tu vois.
[01:03:18] Si vous rejoignez ce groupe de mains, si vous décidez d'arrêter de de de venir à des conférences, si vous décidez d'arrêter de vous développer, vous décidez d'arrêter de enfin, vous développer un autre monde, d'autres choses qui n'est pas de votre boulot, on a on a droit. Et euh et d'être complètement alimentaire, complètement euh complètement en dehors des choses qui normalement sont censées être prisé dans votre profession. Juste le minimum pour garder en toi chaud. Est-ce qu'il vous quitterait le 1% le plus riche global?
[01:03:50] Non non, OK, impossible, ouais. Vous quitterez pas. Je suis en train de dire, bienvenue au système de caste.
[01:04:05] Bienvenue au système de caste. Vous vous êtes dans une tranche sociétale. Il y a mobilité en cette tranche, il y a une petite mobilité d'une tranche à l'autre. Comme tout le système de caste.
[01:04:17] Mais vous vivez dans un système de caste.
[01:04:23] Et euh et c'est là le truc. Bourdieu, c'est qu'il essaie de nous montrer c'est qu'on se donne l'illusion d'une société qui n'a pas de caste, alors qu'on est en système de caste. C'est magique.
[01:04:38] On a un système de caste qui se ment.
[01:04:45] Un système de caste qui se ment. Qui se cache. C'est ça.
[01:04:59] Et euh
[01:05:04] Et c'est ce qu'il essaie de montrer, c'est que l'inégalité, elle se garantit par un ensemble de choses énormes qui est qui est invisible. La violence symbolique est invisible. Nos différences de capital culturel sont invisibles. Tout ça, c'est on on arrive à créer un système de caste qui est maintenu par des règles qui elles peuvent être invisibles et pire, qui elles font en sorte que tu puisses être en haut de système de caste. Dans l'illusion que le système de caste n'existe pas.
[01:05:33] Ça a du sens pour vous?
[01:05:37] Et euh et du coup euh, c'est très marrant tout ça, c'est bien fait. C'est bien ça. C'est bien ça.
[01:05:47] Et euh et c'est là le truc qui essaie de montrer Bourdieu. Et qu'est-ce qu'on peut faire du coup? Et quel est le rapport de tout ça et l'agilité? C'est ça mon point de ce soir. Et j'essaie de voir ça vite, je crois que j'ai dépasse un peu mon temps et en même temps j'ai des problèmes techniques. On dit ça comme ça.
[01:06:09] L'agilité a été créée par 17 hommes blancs, 6 hétéros. Un an et demi en tout cas. Le manifeste agile en tout cas.
[01:06:20] Quelle est la probabilité que les mecs qui ont créé ça avaient conscience de tout ce que je viens de vous dire aujourd'hui?
[01:06:34] Très bien. Très bien. C'est vrai, c'est pas, c'est pas. Elle n'est pas nulle, très bien. C'est vrai, il y a un peu de conscience de ça, pas beaucoup.
[01:06:48] En vrai, euh, l'agilité, elle a été faite avec une toute un humanisme gigantesque. Et je ne suis pas en train de de cracher sur l'agilité, je trouve que c'est une idée géniale.
[01:06:57] C'est j'essaie de toucher une limite dans l'idée de l'améliorer, avec amour. C'est pas l'agilité c'est de la merde. C'est montrer une naïveté.
[01:07:09] La l'agilité pour moi est créée dans un système qui avec des modèles qui sont naïves vis-à-vis de tout ça. Ce que je viens de décrire aujourd'hui.
[01:07:19] Elle elle elle part d'un principe d'égalité qui n'est pas complètement inatteignable. Et je vais vous donner un petit article que j'aime beaucoup. J'aime beaucoup.
[01:07:33] Euh, on passe au micro, on passe les gens au micro. Depuis le début, vous pouvez passer n'importe quel micro tout le monde. Euh, depuis le début, on a du coup the dictatorship of structureless, un truc comme ça. The tyranny of structurelessness. The tyranny of structurelessness.
[01:08:05] de Joe Freeman. Je vous conseille la lecture de ce magnifique texte de Joe Freeman qui nous a expliqué euh
[01:08:17] Je monte votre capital culturel en faisant. qui nous explique pourquoi dans un système censé être égalitaire, on on crée toujours des hiérarchies invisibles. Et qui du coup un système comme qui est sociocratique, un système holocratique et cetera et cetera, va va avoir des structures invisibles. qu'on peut rendre on peut avoir on n'a pas le choix de ne pas dans la société actuelle, de la manière qu'on construit avec tout ça, avec tout ce que Bourdieu nous montre.
[01:08:46] On a le choix euh de rendre visibles nos nos structures, mais on n'a pas encore découvert de manière de faire qui ne sont pas hiérarchiques. Et par contre, on tombe souvent dans le délit de de ce illusion qui on est égaux. Et du coup, ladies and not ladies. S'il y a une seule chose qui vous retenait de cette présentation, une seule unique. C'est la suivante.
[01:09:16] La méritocratie c'est la le droit divin du roi de notre époque.
[01:09:28] Tuer tout illusion de mérite.
[01:09:33] Et écrire ça. Je trouve ça important.
[01:09:38] La méritocratie est le mandat de droit divin des rois de notre époque.
[01:10:02] Tuez toutes les illusions de mérite.
[01:10:09] Il n'y a pas de mérite, il n'y a pas de méritocratie. Tout système qui se veut méritocratique est un système d'oppression. Vous vous avez toutes ces hiérarchies invisibles et vous vous, vous êtes dans la, vous vous convainquez que le fait que vous êtes là est justifié. Un système qui s'est dit méritocratique n'est qu'un système qui essaie de justifier post-facto les hiérarchies invisibles qui le compose. C'est une manière de défense de l'homéostasie. Rien d'autre.
[01:10:39] La méritocratie est un danger. La méritocratie est une tentative d'assir le statut quo comme étant le désirable. La méritocratie est une tentative de vous donner bonne conscience que si vous avez réussi, si vous êtes en haut, c'est parce que vous le méritez bien.
[01:11:06] Et du coup, si on accepte ça dans l'agilité, ça donne quoi?
[01:11:15] Bah, une session de pair programming quand tu as deux personnes qui sont en train de de pair programmer mais que une de ces deux personnes, elle a elle a vachement plus de capital culturel, vachement plus de capital social, vachement plus de vachement plus de violence symbolique que l'autre. Bah, c'est une session de soumission.
[01:11:35] N'est-ce pas?
[01:11:38] C'est tu es en train de programmer avec ton chef, grosso modo. Des hiérarchies invisibles.
[01:11:45] On le daily, le daily. Un daily, on est censé parler de nos difficultés. Mais parler de nos difficultés avec notre chef dans la salle, c'est un peu plus difficile.
[01:11:58] Ah, Roméo dit:
[01:12:01] L'alternative, il y a une piste. Roméo a une tentative de solution. Souvenez que ce que j'ai dit au départ, que je n'aurais pas de solution dans ce talk. Mais je vais vous expliquer maintenant pourquoi je n'ai pas de solution dans ce talk. Je je vais vous expliquer maintenant, ouais?
[01:12:15] Il y a une raison pour ça, il y a une raison très bonne. Pourquoi je me refuse dans ce talk de donner une solution là tout de suite.
[01:12:24] Souvenez-vous, je suis un homme blanc, 6 hétéros avec euh avec euh beaucoup de capital social, beaucoup de capital culturel. Et du coup, si j'essaie de vous trouver une solution à tout ça, elle va venir avec toute la naïveté, toute la naïveté de quelqu'un qui est en haut de cette hiérarchie. Et et cette et avec toute la naïveté des gens qui ont créé l'agilité, avec tous les mêmes défauts en fait.
[01:12:57] Je suis vraiment mal placé. Mais par contre, par contre, par contre, par contre.
[01:13:02] Oui. Euh oui, pour vous dire la face avec une domination masculine, oui, Stéphane, oui. On va pas parler de ça. Par contre, et là c'est drôle. C'est que par contre, si si on fait l'inverse, si je dis non, du coup, c'est aux gens qui souffrent de ça de trouver une solution, ouais? Là c'est mal barré aussi. Parce que, parce que... Comme j'ai dit au départ, comme j'ai dit au départ, la personne qui subit, elle est condamnée à recevoir, à exercer, action visible, à que les autres en doute, et maintenant, en plus, à se débrouiller pour trouver la solution.
[01:13:47] C'est cool, hein? Sympa. Sympa. Sympa. Euh et du coup, et du coup, et du coup, et du coup, qu'est-ce qu'on peut faire?
[01:13:59] Bah, en fait, la suite de ce talk que je prépare depuis 2 ans maintenant, cette suite, est un workshop dans laquelle je ne m'essaie pas de mettre de solutions, j'essaie de cocréer avec les gens qui veulent bien essayer de cocréer. Et euh j'essaie de donner de mon énergie, de mon temps, de mon de mon truc, avec des gens qui veulent se donner, de toutes avec une diversité obligé nécessaire pour que le quorum soit faite.
[01:14:27] Et on essaie de faire ensemble. Ça c'est naïf aussi, mais ça va être une naïveté différente. En construction. Et euh mon point de départ pour ça, c'est un livre que j'aime beaucoup. J'aime beaucoup beaucoup.
[01:14:42] C'est d'un autre sociologue brésilien cette fois-ci.
[01:14:53] s'appelle la pédagogie de l'oppressé. de Paulo Freire. et qui et qui donne un peu la la méthode à utiliser pour que des gens qui ont du pouvoir et des gens qui monde pouvoir puissent retrouver ensemble sans qu'il y ait de rapport de domination entre eux pour construire un truc ensemble.
[01:15:18] Et euh et c'est le l'étape d'après, c'est le truc que j'aimerais vous inviter à un moment ou un autre qu'on le fasse.
[01:15:25] C'est workshop là. Ah, ça ne vous empêche pas de faire des choses vous-mêmes dans votre coin, je ne suis pas obligatoire dans le soir. Mon seul but avec ce talk, mon seul but avec ce talk, c'est déjà de créer de la compréhension sur ce sujet et c'est déjà vous donner des armes pour pouvoir des mains, pour pouvoir pointer le truc.
[01:15:47] Pour dire 'OK, je suis en train de vivre ça', mettre un nom sur la chose. Et pour pouvoir dire à côté, la personne est en train de me faire vivre ça. Et de pouvoir discuter de ça avec des gens. Entre autres parce que je suis quelqu'un de très dans au existe, dans le capital culturel, dans notre violence symbolique. Et du coup, vous pouvez vous de manière aiser prendre la vidéo et donner à quelqu'un un cadeau. Plutôt que d'essayer de vous trimballer de l'expliquer tout. C'est magnifique, hein?
[01:16:14] Et et à utiliser la vidéo pour avoir une discussion après. Donc ça c'est c'est c'est la seule chose que je peux vous faire pour vous aider à court terme. Mais pour vraiment créer quelque chose de différent, là il faut cocréer. Je pourrais pas créer tout seul.
[01:16:27] Et je peux pas exiger que les gens qui sont pressés les créent.
[01:16:33] Et c'est tout ce que vous voulez dire aujourd'hui. Est-ce que vous avez des questions, des interactions, des choses à poser?
[01:16:37] Est-ce que quelqu'un veut prendre le micro, tout ça? Voilà.
[01:16:53] Voilà, donc je donne la main à ceux qui ont des questions, qui veulent réagir, n'hésitez pas. Donc il y a Yaz qui a la main, si tu veux, tu peux activer ton micro, ta caméra.
[01:17:04] Farouk, ta question, c'est ce à ça que sert le, juste pour répondre à Farouk dans le chat. Il dit, 'Mais comment tu peux cocréer sans poser ton en su?' C'est pas, il y a pas de solutions parfaites, mais par contre, le livre que j'ai posté là-bas donne plein d'idées de comment faire.
[01:17:17] Et Yaz, maintenant, pardon, c'est coupé.
[01:17:21] Oui? Vous m'entendez?
[01:17:23] Oui. Oui, on t'entend maintenant. Ouais.
[01:17:24] Ouais, euh, du coup ça ça ça fait tellement écho à cette période de Noël qu'on va vivre, n'est-ce pas, sur ce côté avec les enfants, du coup, on n'arrête pas d'avoir cette éducation depuis combien de temps? Et là, tu remets euh, bah, tu remets la question sur le tapis et du coup, bah, est-ce que tu as un avis là-dessus? Comment est-ce que bah,
[01:17:43] avec les enfants, quel driver finalement? Donc j'aime bien le le le lien, l'éducation des opprimés déjà ça donne un premier, un premier avis, mais euh
[01:17:54] Pour moi, il y a Pour moi, il y a trois trucs, mais euh d'abord, je ne suis pas parent. encore. Mais si, Yaz, je ne suis pas encore parent, Yaz, donc je peux pas te donner euh un un avis très éclairé là-dessus.
[01:18:06] De la naïveté de mon point de vue, il y a trois trois choses que je trouve important pour commencer à construire une autre chose avec des enfants. Une, c'est la communication non violente.
[01:18:17] Vraiment la Marshall Rosenberg, j'estime que il y a eu, je trouve important. Autre, c'est la pédagogie de l'oppressé de Paul Fall.
[01:18:24] Et autre, c'est ce livre-là.
[01:18:29] Que je conseille. Et j'ai pas beaucoup mieux à court terme avec les enfants. Je peux pas faire ça, mais c'est le mieux que j'ai pour le moment.
[01:18:44] Et Pierre a une question.
[01:18:47] Pierre, tu peux activer ton micro.
[01:18:59] Ah non, Pierre n'avait pas de question. Ou il avait une question mais ne peut pas activer son micro, un de deux. Pas de micro.
[01:19:07] Est-ce que tu la vois dans le Q&A? Est-ce que tu veux que je te la lise ou?
[01:19:12] Non, je je pas, je n'ai rien dans le Q&A.
[01:19:15] J'ai rien dans le Q&A. Alors pourquoi trouver une solution n'est-ce pas contre-productif pour la société et l'unique expression d'un individualisme que de pouvoir solutionner l'injustice de cet ordre? Et une provocation entre parenthèses au début.
[01:19:32] Alors, pourquoi trouver une solution? Euh, c'est c'est une question intéressante. J'ai euh
[01:19:39] il y a deux questions dans cette question pour moi, il y a la question de pourquoi avoir nécessairement envie de tout résoudre dans la vie? Et une deuxième, pourquoi changer le statu quo?
[01:19:51] C'est c'est les deux sont très différentes, mais les je lis les deux dans la question. Pour la première, j'aurais dit euh pour moi la, pour la deuxième, pour la, pourquoi changer le statu quo, parce que le statu quo, il est plein de souffrance. Et du coup, euh, je me dis euh autant essayer. Est-ce que c'est une raison comme une autre? Vraiment. Si on est avec toi, la question qui me vient souvent, souvent, souvent, souvent est Roméo, est-ce que je devrais pas tout laisser tomber avec ça? Quand j'entends ton talk, et j'ai deux talks que je parle de sujet, c'est celui de Bourdieu, c'est celui de Foucault. Foucault c'est la partie 1, Bourdieu c'est la partie 2. C'est en train de voir la partie 2. Euh, sont sont peuvent être vus ensemble l'un l'autre, ne vous inquiétez pas. Mais vous pouvez trouver le premier sur internet.
[01:20:34] Il s'appelle, le premier s'appelle, les grandes corporations sont des petits panoptiques et les coches agiles sont des jésuites. Ouais. Cherchez ça sur internet, vous trouverez des vidéos de moi qui parle. Et euh et et des gens qui voient les deux talks finissent pour me dire souvent Roméo, est-ce qu'on devrait pas laisser tomber?
[01:20:52] Et c'est une question que je trouve légitime. Il y a un autre talk que je prépare longtemps que j'ai jamais fait, qui parle juste cette question de pourquoi ne pas laisser tomber? Pourquoi s'intéresser à changer les choses? Et je vais donner un spoiler de ça, sans rentrer beaucoup de détails. C'est la réponse.
[01:21:15] Ouais, je fais ça, je fais tout le Bordeaux. Suivant?
[01:21:25] Pas d'autres questions pour l'instant.
[01:21:29] Bah du coup si vous voulez continuer à discuter, ben voilà, la salle est à vous. Vous pouvez euh continuer euh
[01:21:39] Voilà, j'aime pas ma caméra mais c'est pas très grave, je vais la mettre en route quand même, voilà.
[01:21:44] Je vous invite à discuter, voilà, il y a les sponsors et puis bah ceux qui restent et puis bah
[01:21:51] Allez-y. Ceux-là, si quelqu'un veut parler avec moi, pingez-moi.
[01:21:56] Ça marche. Et ben, à tout de suite dans la pièce. Bonne soirée à tous.